Les classes découvertes des écoles primaires ont pour objectif « une immersion éducative qui nourrit les savoirs et réinvente l’expérience scolaire ». Pour les personnels, cela représente plutôt une immersion et une asphyxie due à la charge de travail !
La Mairie de Paris continue de financer ces séjours, mais s’est déchargée du recrutement des personnels d’animation et a rogné sur les coûts.
La charge du travail administratif pour la préparation des séjours a augmenté (plateforme Colibris, accès PE et DE), les centres d’accueil sont désormais chargés de recruter les équipes d’animation et de les payer. Les centres doivent dorénavant faire des « compromis budgétaires » : qualité des repas, salaires des animateurs, offres des activités pédagogiques-avec de plus en plus d’offres payantes complémentaires que beaucoup d’écoles ne peuvent financer. À cela, comptons sur les inégalités de territoires pour le recrutement de personnels !
Les transports des élèves ont aussi été impactés : terminés les transports en car de l’école à la gare, désormais les grosses valises sont déplacées par les familles jusqu’aux gares de départ, à des horaires peu pratiques car moins onéreux. Plus de transport des valises par transporteur, donc plus de « malle pédagogique » contenant le matériel pour tous les moments de classe-qui augmentent, moments gratuits ! Ce sont aux centres de s’équiper, mais avec quel argent ?
La prise en charge des classes découvertes par la Mairie de Paris est honorable, quand on sait que le Ministère de l’Éducation nationale ne finance aucun de ces séjours : l’« immersion éducative » et « l’expérience scolaire » ne semblent pas le concerner ! Et que dire de la prime de moins de 288,54€ pour 10 jours de travail 18h/24, non assumée par l’employeur !
