Difficile d’être assistant d’éducation à Paris. Le coût de la vie, la durée déterminée du contrat de travail, les temps partiels, parfois imposés, ne permettent pas de vivre dignement avec des salaires indigents.
La contractualisation et son corolaire, la précarité, permettent malheureusement quelques abus. Nous faisons fréquemment le constat, au quotidien, que les droits de nombreux AEd sont bafoués par les hiérarchies locales, que ce soit par méconnaissance de leur part ou en profitant sciemment du défaut d’information des AEd sur leurs droits. Retards de paiement, périodes d’essais abusives, autoritarisme de l’encadrement sont trop souvent le quotidien des collègues en charge de la vie scolaire des établissements.
Le nouveau cadre de gestion des AEd proposé par le Ministère aux académies, en octobre, n’apporte aucune réponse à l’ensemble de ces problèmes ; rien de nouveau non plus sur le renouvellement des contrats, au bon vouloir des chefs d’établissement. Aucune évolution de salaire n’est possible sans grille salariale. L’accès au CDI reste soumis à l’arbitraire des chefs d’établissement et des services du rectorat.
Malgré tout, les jeunes AEd se sont massivement investis lors des mobilisations de la rentrée. Certains établissements se sont retrouvés paralysés par la grève totale des vies scolaires. Un collectif intersyndical des AEd parisiens s’est réuni pour établir une plateforme revendicative et déterminer des moyens d’action. Des tournées s’organisent pour diffuser le guide des AEd parisiens et faire remonter les doléances.
La mobilisation des AEd concerne l’ensemble des personnels, les conditions de travail des vies scolaires sont essentielles au bon fonctionnement des établissements. Organisons-nous pour faire connaître, reconnaître et conquérir des droits pérennes pour les AEd !
