Prétendus renforcer l’école inclusive, les Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) vont être généralisés en remplaçant progressivement les PIALs et en couvrant tout le territoire en 2027. Expérimentés dans quatre départements en 2024-25, ils vont être généralisés.
À Paris, deux PAS ont été créés en 2025 dans les 13e et 18e arrondissements ; huit sont créés à la rentrée 2026 et d’ici 2027 il est question d’aboutir à trente-et-un PAS parisiens ! En dépit d’une partie de la communication médico-sociale qui se fait l’écho du gouvernement quant aux résultats soi-disant tangibles des PAS, la CGT Éduc’action est dubitative quant à leur efficacité, aucun bilan n’ayant été établi ou communiqué aux organisations syndicales.
Sorte de « guichet unique » d’accueil et d’orientation, co-financé par le ministère de la Santé et l’Éducation nationale ; co-piloté par un·e enseignant·e (pas forcément spécialisé·e) et un·e ou deux professionnel·les du secteur médico-social, le PAS apporte une réponse de premier niveau et les notifications MDPH ne s’imposent plus en première intention.
Tout·e élève repéré·e ayant des besoins éducatifs particuliers (pas uniquement l’élève porteur·euse de handicap) peut prétendre au PAS.
La CGT s’oppose au tri des élèves en termes de définition des besoins d’adaptation et de compensation, mais aussi en termes d’aide humaine, d’autant plus que le MEN veut réduire le nombre d’AESH et n’en fonctionnariser que 20% !
Pour la CGT Éduc’action, il faut distinguer les difficultés scolaires du handicap et penser un parcours de scolarisation au plus près des besoins de l’élève et valoriser les professionnel·les quant à la reconnaissance et les salaires. Il faut repenser et adapter le bâti et le matériel pédagogique définis et validés en concertation avec le personnel. Nous en sommes bien loin.
