Lors d’un groupe de travail du 11 mai dernier, le ministère a annoncé, sans surprise et en assumant pleinement, que les régimes indemnitaires des personnels administratifs et ITRF de l’Éducation nationale ne connaîtraient pas d’augmentation en 2026. Avec le gel de la valeur du point d’indice et donc la non-revalorisation des rémunérations, cette annonce va entraîner une nouvelle perte du pouvoir d’achat des personnels.
Alors que les choix budgétaires contestables des dernières années avaient privilégié le régime indemnitaire (indemnité Forfaitaire ou Complément annuel Indemnitaire) de certaines filières et catégories (souvent les plus élevées) au détriment d’autres (notamment les plus précaires), les mesures 2026 vont toucher indifféremment tou·tes les agent·es, précarisant de nouveau les catégories B et C. Cela est vécu comme une punition pour des personnels de moins en moins nombreux, mais pleinement investis dans leurs missions.
Le gel des rémunérations, et maintenant celui du régime indemnitaire, associé aux très faibles créations de postes 2026 aggravent fortement le manque d’attractivité des métiers administratifs, techniques, sociaux et de santé (ATSS) du ministère de l’Éducation nationale.
Face à l’urgence salariale, la CGT Éduc’action exige des réponses immédiates en faveur de l’ensemble des agent·es de la Fonction publique, fonctionnaires et contractuel·les avec notamment :
_ le dégel de la valeur du point et son indexation sur l’inflation ;
_ le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat au titre des années antérieures ;
_ la revalorisation du minimum de traitement à un moment où la smicardisation frappe les agent·es de la Fonction publique et que 356 000 d’entre elles et eux perçoivent une indemnité pour être au niveau du SMIC ;
_ la refonte des grilles indiciaires ;
_ l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.
