La rentrée des classes 2026 n’est pas comme les autres ! La réforme de la formation initiale a profondément remanié les conditions d’entrée dans l’enseignement et crée des remous en raison de l’afflux massif de stagiaires dans l’académie !
La réforme a multiplié les statuts et allongé la période de précarité (avec seulement 1400 euros en poche) pour les élèves fonctionnaires, lauréat·es sortis de L3, bénéficiant d’une année en INSPÉ avant d’accéder au stage à mi-temps l’année suivante. Par chance, les détenteur·trices d’un MASTER MEEF ou avec suffisamment d’expérience professionnelle, ont obtenu une année de stage à mi-temps…
Bonne nouvelle ? Alors que les fermetures de classe ont des conséquences désastreuses pour toujours plus d’enseignant·es du second degré, contraint·es à compléter leurs services ailleurs, et pour les TZR à enseigner dans des conditions dégradées, la création en urgence d’une centaine de postes berceaux, en plus des postes déjà attribués massivement aux fonctionnaires stagiaires, a poussé le rectorat à sacrifier une centaine de postes occupés par des personnels en CDD.
Mais la réforme a produit une autre ineptie : des stagiaires de Master MEEF envoyé·es devant élèves à plein temps dès la première année, sans véritable tutorat et une charge de travail importante, font d’elles et eux une variable d’ajustement des besoins de remplacement, au détriment d’une formation digne de ce nom…
Les retours des stagiaires en poste montrent des ratés : les établissements, prévenus tardivement de leur arrivée, ont dû revoir les emplois du temps à la hâte pour leur permettre d’assister aux cours. Cela a parfois créer des couacs entre établissement d’accueil, INSPÉ et corps d’inspection. Quand on embrasse une carrière sans en connaître les rouages, rien n’est moins évident à démêler.
C’est souvent à l’entrée dans le métier que se joue le rapport au syndicalisme pour les années à venir. Ne les laissons pas débuter seul·es !
Sep 22 2026
