Le 23 juin dernier, les agent·es du Samusocial 75, et en particulier celles et ceux du 115, ont entamé une grève pour dénoncer leurs conditions de travail, le manque de places d’hébergements d’urgence, des conditions d’accueil dégradées et une rémunération insuffisante.
Le mouvement a démarré le 23 juin, après que plus de 800 familles logées en hôtel ont été remises à la rue sur ordre de l’État, sans que les moyens nécessaires soient donnés au Samu social et particulièrement au service du 115 de Paris pour répondre aux demandes de relogement qui se sont répercutées sur ces dispositifs. Dès lors, des agent·es — soutenu·es par la CGT Samu Social, l’Union Départementale de Paris ainsi que celle du 94 — mais surtout plus de 600 bénéficiaires, adultes et enfants, ont occupé le parvis du siège du Samu Social dans le 13e arrondissement.
Durant, plusieurs semaines les salarié·es se sont mobilisé·es sans relâche pour instaurer, avec la CGT, un rapport de force et porter leurs revendications : une meilleure prise en charge des familles, des conditions de travails dignes et une meilleure rémunération. C’est au prix d’une lutte acharnée, marquée par la construction d’un mouvement uni, coordonné par la CGT avec les salarié·es, les familles et les personnes sans-abris qui ont rejoint le mouvement avec l’association UTOPIA 56, qu’une victoire a été arrachée au bout de 57 jours.
Même si tout n’est pas réglé, les salarié·es ont obtenu une revalorisation de leur rémunération, l’association systématique des travailleur·euses aux décisions concernant l’organisation et une réorganisation du travail avec, par exemple, 45 minutes par jour sans appel téléphonique.
La CGT Samu Social continuera de porter les revendications des agent·es qui travaillent chaque jour au service des plus précaires.
