Contractuel·les : pas jetables !

À l’occasion de la tenue d’une Commission consultative paritaire extraordinaire, demandée par la CGT Éduc’action Paris, SUD Éducation Paris, le SNFOLC 75 et la FSU Paris, les organisations syndicales et le Collectif de lutte des contractuel·les appellent les personnels à se rassembler :

Jeudi 24 septembre à 10 h 30
Devant le rectorat de Paris
12, boulevard d’Indochine, 75019 Paris

À la rentrée 2026, près de 200 personnels contractuels expérimentés ont été brutalement écartés par l’académie de Paris, parfois seulement quelques jours avant la reprise. Parmi eux figurent des collègues qui devaient obtenir un CDI ou qui exerçaient depuis plusieurs années au sein de l’académie.

Ces décisions ont des conséquences humaines et sociales particulièrement graves. Des personnels étrangers, qui ne peuvent pas accéder aux concours, se retrouvent sans emploi et risquent de ne plus pouvoir renouveler leur titre de séjour. D’autres collègues n’ont toujours pas reçu leurs attestations employeur ou ont reçu des documents erronés, les empêchant d’accomplir leurs démarches auprès de France Travail.

Comment retrouver un emploi, assurer ses revenus et effectuer ses démarches administratives lorsqu’un non-renouvellement est annoncé quelques jours seulement avant la rentrée ?

Cette situation intervient alors que 4 032 suppressions de postes sont prévues dans les écoles, collèges et lycées. Les fermetures de classes et les suppressions de postes dégradent les conditions d’enseignement, tandis que des personnels contractuels expérimentés sont privés d’emploi.

Les organisations syndicales et le Collectif de lutte des contractuel·les exigent :

  • le réexamen immédiat des situations individuelles signalées au rectorat ;
  • le renouvellement des collègues expérimenté·es notamment de celles et ceux éligibles à un CDI ;
  • une solution urgente pour les personnels dont le titre de séjour dépend du renouvellement de leur contrat ;
  • la remise rapide de documents de fin de contrat complets et conformes ;
  • un plan de titularisation des personnels contractuels ;
  • l’arrêt des suppressions de postes et la réduction des effectifs dans les classes.

Les personnels contractuels ne sont pas une variable d’ajustement. Ils et elles assurent depuis des années le fonctionnement du service public d’éducation. Leur engagement doit être reconnu et leurs droits respectés.