POUR UNE RENTRÉE DES MOBILISATIONS

Une nouvelle année scolaire débute, et avec elle son lot d’injonctions, de réformes et de discours ministériels sur une École prétendument « refondée ». Mais derrière les annonces, la réalité reste la même : une École qui manque de moyens, des personnels épuisés et précarisés, des élèves confronté·es à des inégalités toujours plus fortes.

Cette rentrée est d’abord marquée par le non-renouvellement massif de nos collègues contractuel·les : 200 enseignant·es parisien·nes sur le carreau, c’est inacceptable ! La baisse démographique devrait être l’occasion de réduire les effectifs par classe, de renforcer les équipes, de développer les dispositifs d’accompagnement et d’améliorer les conditions d’apprentissage. Pour le ministère et le rectorat, elle devient le prétexte à fermer des classes et à supprimer des postes. Pour la CGT Éduc’action, moins d’élèves doit signifier davantage de moyens par élève, pas moins d’École.

Cette rentrée est aussi celle d’une nouvelle offensive sur le sens de nos métiers. Exigences orthographiques renforcées aux examens sans politique pédagogique permettant à tou·tes les élèves de progresser, concours et commémorations aux accents passéistes, retour de symboles comme l’uniforme ou le drapeau : une certaine conception de l’École se dessine, tournée vers la sélection, l’autorité et la mise en concurrence. Tout cela flatte les idées d’extrême-droite mais s’éloigne de la volonté d’émancipation des élèves portée par la CGT.

Cette rentrée est enfin marquée par un nouveau tour de vis sur les salaires. Le rendez-vous salarial du 8 juillet n’a débouché sur aucune revalorisation du point d’indice, pourtant gelé depuis trois ans. Dans l’Éducation, comme dans toute la Fonction publique, l’inflation érode le pouvoir d’achat, paupérisant toujours plus de personnels et affaiblissant l’attractivité de nos métiers.

Alors que se prépare le budget 2027, que l’urgence climatique est chaque jour plus criante, il nous faut refuser que l’austérité et la marche à la guerre soient présentées comme une fatalité. Les choix budgétaires sont des choix politiques. Cette rentrée doit être celle où nous cessons de subir. Dans nos écoles, nos établissements et nos services, organisons-nous, discutons avec les collègues de nos revendications et construisons la mobilisation. Le mardi 29 septembre doit constituer une première étape pour imposer d’autres choix de société, une autre répartition des richesses, des moyens pour la Fonction publique. Ce jour-là, soyons en grève et dans la rue, pour nos métiers, pour nos salaires, pour nos conditions de travail et pour une École publique réellement émancipatrice et égalitaire !