Quoi de neuf en collège ?

La ministre de l’Éducation Nationale « démissionnaire » a confirmé, lors d’une conférence de presse de rentrée lunaire, la mise en place du « Choc des savoirs » et de sa mesure phare : des groupes de niveaux-besoins en français et mathématiques en 6 et 5ᵉ. Pour la CGT Educ’action, c’est évidemment inacceptable.

Passant outre son manque de légitimité et le fait que cette mesure phare du « Choc des savoirs » est toujours fermement contestée par les personnels et les parents d’élèves qui déplorent son inefficacité et son inapplicabilité, Mme Belloubet a renvoyé au local l’application de cet ovni incendiaire.

Sans surprise, les remontées de terrain laissent apparaître une grande diversité de mise en œuvre avec comme seul dénominateur commun la dégradation des conditions d’enseignement et d’études écornant sérieusement le cadre national de l’Éducation. La brutalité de ce dispositif de tri scolaire et social a fort heureusement pu être souvent adouci par les équipes en maintenant une forme d’hétérogénéité, sur au moins quelques heures. Cela a engendré des contorsions pédagogiques qui rigidifient les pratiques, demandent aux enseignants de français et mathématiques une surcharge de travail et dégradent les emplois du temps de l’ensemble des collègues.

Autre annonce, le « remodelage » du DNB pour la session 2025. Il abandonnerait le socle commun en prenant en compte pour 40 % le contrôle continu et pour 60 % les épreuves finales.

Si la découverte des métiers a été ajournée avec son corollaire d’orientation précoce, ne nous y trompons pas, l’idéologie du redoublement salvateur, des évaluations standardisées et généralisées, d’une pédagogie encadrée et étriquée, est toujours bien présente.

Une seule solution : que le ou la future ministre abrogent les textes de mars 2024 !