
Cette année, une expérimentation des 2ᵈᵉ « prépa lycée » est menée : un lycée par département accueille des élèves volontaires. Au niveau national, moins de 1 000 adolescents le sont, sachant qu’il y a un dispositif par département et 101 départements… cela fait 9-10 élèves par classe. Mais dans ces mêmes lycées, des classes de seconde ont 34 -36 élèves !
C’est le cas à Paris au lycée Diderot où le dispositif a été imposé. Pourtant, le Rectorat avait promis des effectifs maximums de 28 élèves face au refus de l’équipe … La classe a ouvert avec six élèves. Mais le Rectorat a manipulé la réalité en calculant les effectifs en « moyenne », et l’administration considère qu’il n’y avait pas de problème ! Les professionnels que nous sommes savons qu’une classe n’est pas une « moyenne », ce sont de vrais êtres humains et donc 28 élèves en moyenne ce n’est pas 34 élèves en vrai… !
Dans le département voisin, en Seine-Saint-Denis, il y a dans ces classes des élèves qui ont obtenu le DNB mais n’ont pas d’affectation en lycée… c’est de ce fait un cache-misère. Au vu du nombre important d’élèves sans affectation à Paris encore cette année, il y a des craintes légitimes que cette situation ne se répète.
Sur le fond, comme l’écrivaient les collègues du lycée Diderot dans leur pétition : « Au-delà du cas précis de notre établissement, nous refusons la violence symbolique et le recul historique que constitue la création de cette classe ghetto et l’instauration d’une sélection par le brevet à l’entrée du lycée professionnel, comme du lycée général et technologique. »
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