L’académie de Paris généralise pour la deuxième rentrée consécutive les Contrats sur Zone de Remplacement (CZR). Ce sont des Contrats à Durée Déterminé (CDD), proposés dès le mois de juillet pour l’année scolaire suivante, du 1ᵉʳ septembre au 31 août, mais sans affectation.
Cela peut sembler une bonne nouvelle, surtout pour les collègues non titulaires qui effectuent des remplacements de courte durée. C’est l’assurance d’avoir un salaire fixe à temps complet sur toute la durée de l’année scolaire, et d’en finir avec les acomptes et les bulletins de salaire incomplets. Cette amélioration n’est pourtant pas le fruit d’une lutte syndicale, même si nous réclamons depuis longtemps des contrats couvrant les vacances scolaires.
Pour faire face à la crise du recrutement, y compris chez les personnels non titulaires, l’académie de Paris s’est résolue à généraliser ce type de contrats, d’autant plus que les trois académies d’Île-de-France (Créteil-Paris-Versailles) se disputent un vivier restreint de candidats.
Les missions des CZR sont équivalentes à celles des Titulaires sur Zone de Remplacement (TZR) avec une rémunération moindre, sans formation et avec un accompagnement quasi inexistant. De plus, les collègues enseignants contractuels se retrouvent en fin d’année scolaire à la merci de l’évaluation des chefs d’établissement pour espérer un renouvellement l’année suivante.
Face à cette mise en concurrence des collègues, nous devons réclamer, plus que jamais, de vrais moyens pour l’Éducation !
