Depuis plusieurs années, on voit apparaître dans l’Éducation nationale de multiples personnels « référents » : harcèlement, santé mentale, décrochage scolaire, égalité filles/garçons, protection de l’enfance, etc. Le ministère, selon l’actualité, décide de nommer des référents dans les collèges et les lycées, pour la plupart des enseignants.
Qu’est-ce que cela implique concrètement ? Des personnels, volontaires, sont choisis et assurent des missions en plus de leur fonction. Ils sont rémunérés par une ou plusieurs IMP (Indemnité pour Mission Particulière). Or, force est de constater que le nombre d’IMP allouées aux établissements est de plus en plus faible et ne couvre pas tous les besoins. Les chefs d’établissement doivent donc faire des choix, prioriser leur attribution, dont celles des indispensables coordinateurs DSI, référents numériques pédagogique, coordinateur EPS, etc. et prendre en compte les directives du ministère : certains référents doivent obligatoirement être nommés comme, à cette rentrée 2025, les « référents santé mentale ». Pour la CGT Éduc’action Paris, il est indispensable que les personnels soient rémunérés pour leurs missions supplémentaires, sans être amenés à baisser leur IMP, le rectorat devant octroyer des dotations à la hauteur des besoins. Par ailleurs, il convient de s’interroger sur la multiplication de ces nominations. Le ministère a-t-il la volonté d’imposer davantage de missions supplémentaires sans augmentation de salaire et quasi sans formation, alors que des professionnels diplômés et formés peuvent déjà assurer certaines missions, telles que les personnels médicaux et sociaux qui ne perçoivent pas de prime pour se faire ?
La CGT Éduc’action continuera d’exiger une augmentation significative des salaires sans mission supplémentaire, de meilleures conditions de travail et des formations de qualité.
