BUDGET REPORTÉ : INCERTITUDES ET STRESS ANNONCÉS

Pour les écoles et leurs professeurs le report du budget n’annonce rien de bon, et ce sont des effets domino qu’il faut redouter.

En conséquence, le report du CSA ministériel qui devait traiter des dotations académiques n’aura pas lieu en janvier. Les mesures de carte scolaire qui dépendent de ces dotations sont reportées aux calendes électorales, donc après le 22 mars ! C’est de très mauvais augure : des annonces de fermetures de classes plus tardives entraîneront de belles incertitudes pour les professeurs impactés, et ce seront les derniers arrivés dans les établissements qui en pâtiront. Quand les collègues pourront ils-elles se positionner aux mouvements inter et intra académiques ? Pour l’instant il n’y a aucune assurance quant au calendrier de mobilité. L’académie n’est pas en mesure d’assurer que ce dernier prenne en compte le retard de calendrier relatif à la carte scolaire. Candidats aux mouvements : l’incertitude règne donc !

Un budget reporté, c’est aussi l’ignorance sur les suppressions de postes. Qu’en sera-t-il des 2400 suppressions dans le premier degré ? La destruction amorcée de notre service d’éducation avec le projet de budget de fin 2025 sera-t-elle elle aussi reportée ? Accélérée ? Incertitudes encore.

Ce report, c’est aussi l’impossibilité de la mise en place des nouvelles mesures de recrutement prévue par la réforme de la formation des enseignants qui a pour objectif de lutter contre le manque de professeurs et de rendre plus attractif le métier ; on ne peut que redouter que de telles incertitudes rendent peu attractive leur future profession… Surtout si les candidats apprennent que leur concours est reporté…

Devons-nous donc reporter avec le budget nos inquiétudes sur l’avenir de notre école ?