BONNE ANNÉE… ET QUE LA LUTTE CONTINUE !

Nous vous souhaitons une excellente année 2026, mais soyons clairs, si ce début d’année ressemble à s’y méprendre aux précédents avec un gouvernement français qui fait payer au peuple la facture au lieu de ponctionner les fruits du capital, il n’aura échappé à personne l’accélération alarmante de la course à la guerre : conflit ukrainien, situation tragique en Palestine, répression sanglante en Iran, coup d’état avorté au Burkina Faso, tensions en mer de Chine, enlèvement de Nicolás Maduro après l’agression militaire inouïe du Venezuela par les États-Unis, sans parler des crimes de l’ICE — milice de la terreur… Cette course impérialiste n’augure rien de bon et la provocation états-unienne d’intervention au Groenland montre ce que briguent les responsables du système capitaliste et leurs adeptes : contrôler et accaparer des terres, faire main basse sur le pétrole et les minerais rares contre le droit international.

En France aussi rien ne va plus avec l’augmentation des budgets de l’armée pour préparer la guerre quand la santé et l’éducation se serrent la ceinture. Les déclarations de Macron se multiplient pour annoncer, organiser et financer la guerre, présentée comme inéluctable, et surtout convaincre et recruter en nombre les jeunes, essentiellement des quartiers populaires. Malgré l’échec présidentiel du SNU, les classes « défense » prolifèrent et profitent autant d’une crise sociale qui plonge la jeunesse dans l’incertitude que d’une absence d’opposition au climat militariste ambiant, fortifié par la montée des idées d’extrême droite.

Ce projet pour la jeunesse nous n’en voulons pas. Nous revendiquons une école de la réussite pour toutes et tous, ouverte sur les réalités sociales, émancipatrice, refusant la reproduction des inégalités. Car les annonces récentes sont préoccupantes pour l’avenir des élèves qui nous sont confiés : moyens en chute libre, suppression alarmante de classes et de postes à l’école et au collège, menaces sur l’éducation prioritaire, inclusion à marche forcée des élèves à besoins éducatifs particuliers, souvent privés d’AESH, traitement dramatique des MNA privés de toit et de conditions de vie acceptables pour se former et s’insérer professionnellement, attaques sur le dispositif UPE2A, poursuite organisée de la casse du système éducatif etc. La coupe est pleine.

Pour les personnels, notamment les contractuels, ces conditions de travail dégradées ont des conséquences et leur accompagnement individuel mais aussi collectif est devenu une priorité pour combattre ensemble ces dérives.

Nous appelons les personnels à organiser la riposte dans les prochains jours contre les attaques sur les fermetures et les DHG alors que CSA ministériel et CSA académique sont reportés et à se mobiliser à plus long terme ; nous appelons aussi au meeting pour les libertés syndicales le 4 février à partir de 19h à Montreuil et à la manifestation parisienne du 8 mars pour la journée internationale des droits des femmes afin de dénoncer les discriminations, les inégalités sociales et économiques autant que les violences faites aux femmes !