À l’appel des syndicats et des organisations féministes, 130 000 personnes ont investi les rues pour rappeler que les droits des femmes et des minorités de genre ne se quémandent pas : ils se gagnent par la lutte collective. La journée a débuté au village féministe installé place de la Bataille-de-Stalingrad, où associations, collectifs et syndicats ont tenu des stands, échangé avec les publics et organisés débats et prises de parole.
Tellement dense, le cortège n’a pu s’élancer qu’en milieu d’après-midi, dans une ambiance combative et joyeuse. Aux côtés des collectifs féministes, antiracistes et solidaires, la CGT a rappelé la dimension sociale de cette mobilisation, tandis que des messages de solidarité internationale ont été portés pour la Palestine, l’Iran et le Liban, soulignant que la lutte pour les droits des femmes s’inscrit dans un combat global pour la paix et l’autodétermination des peuples.
Des drapeaux et des messages de solidarité avec la Palestine, l’Iran et le Liban ont traversé la marche, affirmant que luttes locales et internationales sont indissociables.
Les revendications étaient claires : égalité salariale réelle, fin de la précarité, moyens massifs contre les violences sexistes et sexuelles, défense des services publics et du droit à disposer de son corps. Batucadas militantes, chants et prises de parole ont rythmé la marche, donnant à la mobilisation une énergie palpable. La foule, dense et déterminée, montrait qu’elle ne se contente plus de dénoncer les injustices, mais qu’elle s’organise pour les faire cesser.
Ce 8 mars l’a rappelé avec force : quand les femmes et les minorités de genre se mobilisent, quand le monde du travail s’organise et que la solidarité internationale s’exprime avec tous les peuples en lutte, ce sont les fondements de l’ordre établi qui commencent à se fissurer.
La CGT Éduc’action Paris continuera de porter partout haut et fort les valeurs féministes !
