Depuis deux décennies, « l’auto-ritarisme a envahi peu à peu tous les échelons de l’éducation nationale », écrivent deux Administrateurs de l’État dans une tribune parue dans Le Monde. Sous prétexte de modernité et d’économie, on applique à la lettre le « new public management » qui vise à améliorer le fonctionnement de l’État en lui appliquant le management du secteur privé et en particulier le management par objectifs.
Les agents de l’administration n’ont apparemment plus qu’un seul but : le résultat, entraînant une perte profonde de sens dans leur travail. Qui dit privé, dit également un management parfois brutal et autoritaire et un contournement des syndicats et des instances représentatives.
Un management absurde ?
Les personnels subissent des réorganisations absurdes, en particulier quand tout fonctionnait bien (exemple la DEP) ! On refuse aux agents une journée de télétravail supplémentaire alors que le règlement semble ne pas s’appliquer à tout le monde ! On vous annonce que vous allez devoir trouver un poste dans un autre service dans les 30 jours car votre chef a déjà recruté votre remplaçant (exemple à la DPATSS) ! Ou bien encore, on ne recrute plus en interne des agents compétents mais des « managers » venant du privé et totalement ignorants du sujet (exemple au GIP FCIP) ! Et des exemples, il en existe plein d’autres, qu’ils soient individuels ou collectifs…
Des moyens existent pour contrer ces dysfonctionnements qui ne sont pas assez utilisés par les agents : rédiger vos observations dans le Registre Santé Sécurité au Travail, signaler les dérives auprès de la SPR ou faire appel aux collègues de la CGT Éduc’action du rectorat !

