BIOCOOP : DE L‘UNION NAIT LA FORCE

Après un an de mobilisation interne accompagnée par la CGT du 19e arrondissement, la majorité des salariés de l’enseigne BIOCOOP à Place des Fêtes est en grève. Depuis le 3 janvier, le piquet de grève a pris place devant le magasin fermé. Des discussions sont en cours entre les représentants du personnel et la direction, en vue de trouver une issue.

Alors que BIOCCOP se réclame de l’économie sociale et solidaire, et promeut un engagement social et démocratique dans sa charte, en interne il en va autrement. Chacun des 740 magasins est indépendant et fonctionne comme une franchise dans laquelle chaque patron fait sa propre politique au niveau social. Cela s’accompagne, pour le cas qui nous occupe ici, d’un florilège de dysfonctionnements : paroles violentes, rythme effréné, climat d’agressivité, isolement, manque de reconnaissance et opacité des décisions managériales.

Le cas de ce BIOCOOP n’est pas isolé. Ces dernières années, plusieurs magasins de l’enseigne ont connu des mouvements sociaux — à Paris, Marseille et Strasbourg à l’été 2020 — dénonçant des situations de mal-être au travail et de pressions managériales. Le paradoxe étonne les clients du quartier qui apportent leur soutien à cette lutte.

Les revendications sont claires : fin de la vidéosurveillance des salariés, augmentation salariale, mise en place d’une charte sociale commune à tous les magasins, des renforts d’effectifs et une organisation syndicale commune à l’ensemble des franchisés. Le changement de direction est revendiqué ici, ainsi que l’engagement ferme à ne pas sanctionner les 17 grévistes (sur 20, le restant étant constitué d’un personnel se trouvant dans une situation précaire).

C’est de l’union organisée des travailleurs et travailleuses que naît la force de s’opposer.