RENTRÉE SOUS HAUTE TENSION

La rentrée des classes à peine achevée, dans des conditions difficiles avec des personnels manquant à l’appel dans de nombreuses écoles, établissements et services faute de moyens humains, nous vous souhaitons malgré tout une bonne reprise. Pourtant, septembre 2025 débute dans un contexte international belliciste : génocide tragique à Gaza, menaces guerrières aux portes de l’Europe et instabilité politique en France.

De fait, l’intrigant F. Bayrou a sciemment engagé la responsabilité du gouvernement sur la question des déficits publics lors d’un vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre dernier. N’ayant pas obtenu la confiance des députés, il a pu démissionner sans vergogne, sachant que le projet de budget qu’il portait, inacceptable, soulevait l’indignation générale, avec notamment l’annonce de la suppression de deux jours fériés. Dès le 9 au soir, la nomination de S. Lecornu, issu de la droite et proche du président, sonnait comme une nouvelle provocation, la veille du mouvement populaire « Bloquons tout » ! En effet, le ministre sortant des Armées, à l’image de ses prédécesseurs, porte le bilan calamiteux de la Macronie : présidentialisation et centralisation du pouvoir, verticalité des décisions, au mépris du débat parlementaire et de la démocratie sociale, vouant aux gémonies les prolétaires.

Aujourd’hui, la colère du monde du travail comme de la majorité de la population est palpable. Elle se mesure à l’aune de la situation extrêmement grave imputable aux orientations libérales de ces dernières années, mais aussi de l’acharnement à poursuivre une politique du fiasco fourbissant les armes du capital tout en finançant la guerre. Peut-on aussi admettre que l’État alloue 211 milliards aux entreprises privées et seulement 64 milliards à l’Éducation nationale ?

Tous les signaux sont au rouge : atteintes profondes à la protection sociale, dégradation des services publics, économie fragilisée, crise politique, institutionnelle et démocratique. Cette politique délétère se répercute dans l’Éducation avec des suppressions massives de postes et de classes, la dégradation constante des moyens, détériorant les conditions de travail et accroissant la souffrance au travail de personnels méprisés, souvent maltraités.

C’est pourquoi, après la mobilisation réussie du 10 septembre avec plus de dix mille personnes réunies place du Châtelet, dans une ambiance jeune et combative, à l’image du rassemblement massif Place des fêtes, la CGT Éduc’action Paris appelle l’ensemble des personnels à rejoindre et à réussir la grève intersyndicale et interprofessionnelle du jeudi 18 septembre 2025 et ses suites, pour mettre le nouveau gouvernement sous pression et obtenir des avancées sociales ! La manifestation partira de Bastille à 14 heures.