Les AED travaillent dès le premier jour :  Il·elles doivent être payé·es dès le premier mois !

Les problèmes de paiement des salaires sont récurrents pour les assistant·es d’éducation (AEd). À chaque rentrée, des collègues se retrouvent sans salaire ou avec un versement incomplet, parfois pendant plusieurs semaines.

Signature tardive du contrat, transmission du contrat ou du procès-verbal d’installation, changement de service payeur, retard dans le traitement du dossier financier : les causes sont multiples. Mais quelles qu’elles soient, les AEd n’ont pas à subir les conséquences des dysfonctionnements administratifs.

Des engagements pris par l’académie… mais toujours pas respectés

Face aux retards de paiement rencontrés par de nombreux·euses AEd, un collectif d’AEd soutenu notamment par la CGT Éduc’Action Paris avait interpellé le rectorat dès 2025.

Lors de la CCP du 20 mars 2026, la CGT Éduc’Action Paris rappelait notamment l’engagement de mettre en place un calendrier de paiement des salaires, qui devait initialement être effectif dès janvier 2026. À cette date, aucune communication n’avait pourtant été faite sur sa mise en œuvre.

Le rectorat s’était également engagé à rédiger et diffuser une note à destination des chef·fes d’établissement et du lycée mutualisateur afin de rappeler les règles applicables aux périodes d’essai des AEd et d’en garantir le respect.

Six mois plus tard, le constat est clair : les engagements pris par l’académie n’ont pas été tenus.

Les retards de salaire persistent, le calendrier annoncé n’a pas permis de sécuriser les rémunérations et la note promise sur les périodes d’essai n’a toujours pas produit les effets attendus. Les mêmes dysfonctionnements continuent donc de peser directement sur les AEd, alors même qu’ils avaient été identifiés, signalés et reconnus par l’administration.

Il ne s’agit plus de difficultés ponctuelles ou imprévues. L’académie connaissait les problèmes, avait pris des engagements précis pour y répondre et disposait de plusieurs mois pour les mettre en œuvre. Le maintien de ces situations traduit aujourd’hui une incapacité à garantir aux AEd des droits pourtant élémentaires : être payé·es à temps et voir leur contrat appliqué dans le respect des règles.

 

La précarité ne peut pas être un mode de gestion.

Les AEd perçoivent déjà des rémunérations qui permettent difficilement de vivre en région parisienne. Un retard de salaire peut immédiatement entraîner des difficultés pour payer un loyer, les transports, l’alimentation ou les factures.

Les AEd occupent pourtant une place essentielle dans le fonctionnement quotidien des établissements. Leur rôle est encore plus visible lors des périodes de mobilisation ou de mouvement lycéen : accueil des élèves, gestion des entrées et des sorties, circulation dans l’établissement, prévention des tensions, transmission des informations et maintien du lien entre les élèves, les équipes éducatives et la direction.

Dans ces moments particulièrement sensibles, les vies scolaires sont en première ligne et les AEd assurent des missions indispensables au bon fonctionnement des établissements. Il est d’autant plus inacceptable que celles et ceux sur qui l’institution s’appuie quotidiennement puissent, dans le même temps, rester plusieurs semaines sans salaire ou subir des contrats ne respectant pas leurs droits.

La CGT Éduc’Action Paris demande :

  • le paiement de l’intégralité des salaires à échéance normale dès le premier mois de contrat ;
  • la publication et le respect d’un calendrier précis de traitement des contrats et de mise en paiement ;
  • la diffusion immédiate de la note annoncée concernant les périodes d’essai auprès des chef·fes d’établissement et du lycée mutualisateur ;
  • le respect strict de la durée légale des périodes d’essai ;
  • la régularisation immédiate de toutes les situations de retard de salaire ;
  • le versement rapide d’un acompte de salaire et/ou d’une aide d’urgence lorsque les dysfonctionnements de l’administration placent un·e AEd sans ressources ;
  • des moyens humains suffisants pour permettre le traitement des contrats et des rémunérations dans les dé