FUMÉE BRUNE A L’ÉLYSÉE

Il aura donc fallu attendre quasiment deux mois pour ça ! Nommer un 1ᵉʳ ministre issu du mouvement arrivé en tête au soir du 2ᵉ tour des élections législatives ? Pas question. Appliquer un programme abrogeant l’injuste réforme des retraites et augmentant les plus bas salaires ? Soyons « sérieux ».

Pour maintenir sa politique au service des plus riches, Emmanuel Macron a donc fait un choix anti-démocratique en nommant Michel Barnier comme Premier ministre, optant ainsi clairement pour une ligne politique LRN, sa dernière version du « en même temps ».

Dans ces conditions, qu’attendre du ou de la nouvelle ministre de l’Éducation ? Rien ou plus exactement le pire. En plus de poursuivre la politique Attal-Belloubet sur ses aspects les plus réactionnaires comme le retour de l’uniforme, il ou elle sera sommé·e de copier-coller le plan pédagogique, en mettant en œuvre le « Choc des savoirs » (groupes de niveaux au collège, généralisation des prépas secondes, labellisation des manuels, évaluation permanente et standardisée…) et la poursuite de la casse de l’enseignement professionnel sous statut scolaire.

La petite musique jouée ces dernières semaines à l’approche de l’étude du budget laisse augurer de nouvelles coupes dont les services publics seront les premières victimes. Comme corollaire, le manque chronique de personnels risque de s’amplifier et les conditions de travail vont encore se dégrader dans nos écoles, établissements et services.

Dans ce contexte, une seule réponse est possible : la mobilisation dans la rue pour faire aboutir les légitimes revendications que le président refuse d’entendre. La CGT a pris ses responsabilités et appelle, dans un cadre intersyndical, à une grande journée de mobilisation interprofessionnelle le 1er octobre pour exiger un plan ambitieux pour l’Éducation nationale et une autre politique économique et sociale.

Bonne rentrée à toutes et tous, ne nous résignons pas, luttons ensemble !