Fêtons dignement les 130 ans de la CGT, imposons une autre politique !

L’Assemblée nationale débat actuellement du budget 2026 pour l’État et la Sécurité sociale. Le projet gouvernemental est d’une rare violence pour les travailleuses, les travailleurs et les retraités.

La Macronie tente de faire payer les milieux populaires et les classes moyennes en maintenant des cadeaux fiscaux pour les plus riches et les grandes entreprises : niches fiscales en tout genre, dividendes faramineux aux actionnaires, exonérations de cotisations sociales et aides publiques sans contrepartie. Cela n’est pas nouveau, mais cette fois-ci la ficelle de la dette est trop grosse et la question de la répartition des richesses, ainsi que la manière dont les plus favorisés s’exonèrent des efforts communs, sont sous les projecteurs.

Malin, le Premier ministre, pour éviter une nouvelle censure, s’est engagé à « suspendre » la réforme des retraites, mais à ce stade, là aussi, tout le monde a compris que cette pseudo suspension n’était en réalité qu’un décalage d’un an d’une réforme dont la CGT ne veut pas. Il sait cependant pouvoir compter sur le soutien du RN dont le faux-nez de la justice fiscale vient de tomber en même temps qu’il votait contre la taxe Zucman.

Pour la Fonction publique, la note est salée : blocage du point d’indice équivalent à une baisse générale des salaires, cure d’austérité qui va une nouvelle fois fragiliser des services publics qui n’ont plus les moyens de fonctionner correctement.

Dans l’Éducation nationale, alors qu’il faudrait réduire le nombre d’élèves par classe, améliorer l’inclusion et les remplacements, le coup de rabot prévu attribue à notre ministère un budget de 64,5 milliards d’euros qui se fait doubler par celui de la défense : triste réalité ! Notre nouveau ministre, qui a déjà bien contribué à mettre en place les contre-réformes régressives et inefficaces dont personne ne veut (réforme de la voie pro, groupes de niveaux au collège, etc.), semble regarder toujours plus vers le privé.

Face à toutes ces attaques, la mobilisation sociale des 10 et 18 septembre, puis du 2 octobre a montré le chemin. Comme a su le faire la CGT depuis 130 ans, nous devons imposer la rupture avec cette politique mortifère en nous mobilisant massivement et dans la durée pour gagner toutes les avancées sociales que les tenants de l’orthodoxie libérale voudraient aujourd’hui rogner.

Le 2 décembre, soyons en grève et dans la rue pour faire entendre et aboutir nos revendications ! Mais auparavant, mobilisons-nous pour la manif féministe du 22 novembre et le 25 pour la journée internationale contre les violences faites aux femmes.