BOUTIQUES TOUR EIFFEL : GRÈVE VICTORIEUSE AVANT LES JO !

Les salariés des huit boutiques de souvenirs tour Eiffel, propriétés d’une filiale du groupe Lagardère et de son partenaire culture Arteum, se sont mis en grève fin mars pour obtenir une revalorisation salariale en adéquation avec l’inflation. La direction ne proposait que 40 euros par mois et une prime de 140 euros, ce que la CGT, principal syndicat, a estimé insuffisant. Selon Rémi Picaud de la CGT commerce, le chiffre d’affaires de l’entreprise avoisine les « 30 à 40 000 euros par jour ». Payés un peu au-dessus du Smic et sans compensation lorsqu’ils travaillent le dimanche, les salariés déterminés ont occupé le site, soutenus par la CGT et l’US commerce, ainsi que par les autres personnels de la tour Eiffel et de nombreux touristes. Alors que la direction comptait sur le pourrissement du mouvement, ils n’ont pas cédé et ont pu compter sur la solidarité des agents de sécurité de la tour Eiffel, qui ont refusé de les expulser. Au terme d’une grève de trois semaines, ils ont obtenu satisfaction sur une grande partie de leurs revendications : augmentation mensuelle de 110 euros, revalorisation de 6% de la prime d’ancienneté et une prime « Jeux Olympiques » de 500 euros. Encore un exemple qui démontre la force de la lutte collective. Une victoire emblématique !
De nombreuses grèves pour les salaires ont eu lieu ou sont en cours, particulièrement dans les secteurs directement concernés par le surplus de travail et les conditions d’exercice dégradées pendant la période des Jeux Olympiques. La CGT sera encore plus vigilante durant cette période particulière pour faire respecter le droit du travail et gagner les compensations financières nécessaires pour les contraintes imposées pour l’organisation et le bon déroulement de ces jeux.