Sous le coup des
réformes à marche forcée, les personnels administratifs du rectorat, des
établissements et des circonscriptions sont malmenés. La diminution des effectifs, le manque de formation et de reconnaissance salariale se font sentir à tous les niveaux.
À cela s’ajoute la mise en place sans moyens et dans l’impréparation de
nouveaux outils de gestion des ressources humaines. Avec la
diversification des primes et l’augmentation du nombre de contractuels,
les tâches des agents en charge de la gestion se complexifient et
s'alourdissent. Malgré les heures supplémentaires et le travail le
week-end, les services ont eu du mal à préparer la rentrée dans des
conditions acceptables. L’ambiance tendue et délétère dans les services
du rectorat n’attire plus les fonctionnaires, on assiste à un
recrutement de plus en plus important de contractuels.
Les services en charge des personnels précaires (AEd / AESH /
enseignants, CPE et PsyEN…) sont eux-mêmes gérés de plus en plus par des
administratifs débordés et précaires !
Des personnels non payés !
Enseignants titulaires,
stagiaires, non titulaires, AEd, AESH, administratifs, nous assistons
pour l’ensemble de ces personnels à une série de dysfonctionnements dans
le versement des salaires de septembre. Beaucoup de collègues
ont reçu des avances de 80% et pour certains pas de salaire du tout, et
ce malgré les engagements de la direction des Ressources humaines. Ce
qui est inquiétant c’est que le phénomène s’accentue et touche tous les
statuts. Les collègues qui font une rentrée dans des conditions
difficiles se retrouvent dans une situation financière impossible. À
cela s’ajoute la difficulté d’obtention de divers documents concernant
la situation administrative : obtenir les remboursements de transport,
le versement du supplément familial de traitement, le versement de
multiples primes et les différentes attestations, relèvent du parcours
du combattant.
Bien sûr ces dysfonctionnements touchent en priorité les personnels les
plus précaires (non titulaires, AESH, AEd) mais ils s'étendent également
aux fonctionnaires stagiaires et aux titulaires entrant dans
l’académie.
Enseignants titulaires et non titulaires, agents administratifs, AESH, AEd : même recteur, même combat !
La CGT Éduc’action demande :
Le versement immédiat des salaires, indemnités et primes dûs.
Le renforcement des moyens humains dans les services administratifs.
Une réelle reconnaissance salariale des agents administratifs.
Ne restez pas seul face à ces situations difficiles.
Rejoignez la CGT Éduc’action Paris pour faire valoir vos droits.
Résistons collectivement au démantèlement du service public d’éducation !